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Avant donc que d'écrire Apprenons à penser

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Jea-Me-and-Drix

Description :

des essais et des erreurs
certains textes intimes
certains un rien frimeur...
de la poésie de bas étage
ou des envolées pleines de ferveur,
des mots et des cris,
des odes et des caresses,
de l'écume et de la transpi,
en guise d'inspiration

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Profil de Jea-Me-and-Drix
Jea-Me-and-Drix41 ans
Fauvillers
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  • Création : 30/05/2008 à 16:39
  • Mise à jour : 06/05/2012 à 12:52
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  • « Bien avant d’être une manière d’écrire, la poésie est une façon d’orienter sa vie, de la tourner vers le soleil levant de l’invisible »   (Christian Bobin, La dame blanche,2007)
  • « Deux arbres artificiels accueillent la clientèle de la banque. La vie est dans ce lieu si maltraitée que même les faux arbres ont l’air d’y dépérir. » (Christian Bobin, Les ruines du ciel)
  • À quoi ça sert de lire. À rien ou presque. C'est comme aimer, comme jouer. C'est comme prier. Les livres sont des chapelets d'encre noire, chaque grain roulant entre les doigts, mot après mot. Et c'est quoi, au juste, prier. C'est faire silence. C'est s'éloigner de soi dans le silence.  (Christian Bobin, Une petite robe de fête, coll. folio #2466, p. 55)
  • À quoi reconnaît-on les gens fatigués. À ce qu'ils font des choses sans arrêt. À ce qu'ils rendent impossible l'entrée en eux d'un repos, d'un silence, d'un amour. Les gens fatigués font des affaires, bâtissent des maisons, suivent une carrière. C'est pour fuir la fatigue qu'ils font toutes ces choses, et c'est en la fuyant qu'ils s'y soumettent. Le temps manque à leur temps. Ce qu'ils font de plus en plus, il le font de moins en moins. La vie manque à leur vie.  Christian Bobin (Une petite robe de fête, coll. folio #2466, p. 27)

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« Bien avant d'être une manière d'écrire, la poésie est une façon d'orienter sa vie, de la tourner vers le soleil levant de l'invisible » (Christian Bobin, La dame blanche,2007)

Vers la lumière
Vers la source
Voici le choix profond que je fis et que je refais, depuis tant d'années.
Vers le tréfonds de l'âme, ses creux et ses exaltations, ses déserts et ses luxuriances.
Ce choix de faire de l'écriture une respiration, une mise à nu, un lieu de toute-vérité,
Un rythme étrange composé de silence, de méditation, de Pleine Conscience, dans chaque acte quotidien. « Bien avant d’être une manière d’écrire, la poésie est une façon d’orienter sa vie, de la tourner vers le soleil levant de l’invisible »   (Christian Bobin, La dame blanche,2007)


Oui, avant que de me sentir habitant de Fauvillers, ardennais, wallon, belge ou européen, je me sens d'abord poète, je veux dire « sans terre et à toute terre », ouvert aux vents de ce qui donne sens, et découvre de nouveaux sens, disponible à ce qui magnifie, bénit, transfigure, décrit les si nombreux mystères.


Oui, avant que de me sentir père, époux, amant, je me sens profondément poète, artisan des mots détaché de toute illusion, mais porté, élevé même, vers ailleurs, plus haut donc, sans avoir à prendre l'avion pour donner de l'emphase à mes idées, sans avoir à expérimenter tout ce registre des colères, des dégouts et des peurs, mais capable de les vivre et de les partager par l'intermédiaire de simples mots : la poésie et ses effets cathartiques, la poésie comme connaissance de soi, comme découverte de l'autre, comme voie de guérison, comme canal d'expression de vérités intuitives qui me traversent et se révèlent.


Vers la Beauté


Vers la  douceur


Voici le choix primordial que je fis, et que je confirme


Dans le plus profond de nos êtres, des trésors reposent, et attendent notre souffle.




Ce choix de fuir le succès, et l'ivresse, et la reconnaissance sociétale.


Ce choix de faire face à mes peurs, mes vertiges, mes douleurs et autres 'défigurations'.


Un choix d'une importance vitale : ne pas faire semblant. Un choix en forme de Oui à la vie, dans tout ce qu'elle nous réserve d'inattendu et de parfait, de rare et de bon...
 
 
 
 
Depuis Orval ce 5/05/2012 19:54
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#Posté le dimanche 06 mai 2012 12:51

« Deux arbres artificiels accueillent la clientèle de la banque. La vie est dans ce lieu si maltraitée que même les faux arbres ont l'air d'y dépérir. » (Christian Bobin, Les ruines du ciel)

« Je garde votre argent, je le fais fructifier
Mais avant toute chose, je désire m'enrichir
Peu importe votre provenance
Votre seule richesse m'intéresse
Vos capacités d'emprunt, votre solvabilité
Et tous les produits financiers que chez moi vous négocierez.
Je vis bien au-delà de vos difficultés financières ponctuelles
Ma B.M. est payée, et la Jaguar sera mon prochain cadeau, mon nouveau bébé.
Je travaille, moi, un métier bien utile à toute la société.
En cas de manque de liquidité, l'Etat lui-même renfloue.
On gagne à de nombreux coups, suffit d'être un requin
Plus fort que les loups, et dévorant goulument les agneaux. »   « Deux arbres artificiels accueillent la clientèle de la banque. La vie est dans ce lieu si maltraitée que même les faux arbres ont l’air d’y dépérir. » (Christian Bobin, Les ruines du ciel)             
 
« Tu peux la garder, ta vie de banquier, ton arrogance et ta soi-disant compréhension.
Vendeur de produits, as-tu seulement idée du mal que vous entretenez ?
Je sais, tu n'es ni plus ni moins qu'un trader, un courtier, un opérateur de guichet,
Mais cet argent qui coule à flot, ou qui manque à vous rembourser, rend fou plus d'un de vos clients.
Cette pensée que tout est permis, que l'argent achète tout,
Qu'il peut se gagner facilement, en réalisant des opérations d'achats,
de ventes, et autres tours de passe-passe.   « Deux arbres artificiels accueillent la clientèle de la banque. La vie est dans ce lieu si maltraitée que même les faux arbres ont l’air d’y dépérir. » (Christian Bobin, Les ruines du ciel)
Tu peux la garder, ta vie de puissant, par tes terrains,
ton argent, tes titres et autres stock-options.
Ce n'est pas pour cela que tu vivras mieux, plus vieux, plus sage, plus épanoui.
Ce n'est pas pour cela que tu comprendras les mystères de la vie et de la richesse intérieure.
Pour découvrir et explorer celle-ci, la richesse matérielle est souvent un obstacle. Pense-z-y !
 
Même dans une banque les arbres sont du toc, du plastique, de l'imitation.
Même les formules de politesse sont formules déshumanisées.
« Laissez venir à moi l'argent, le reste m'indiffère. »
Maltraitance de l'humain, réduit à sa dimension de client, de pouvoir d'achat.
Royaume du bling bling et de la méfiance, sous des allures de bienvenue.
 
 
 
Depuis Orval, ce 5/05/2012
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#Posté le samedi 05 mai 2012 13:19

À quoi ça sert de lire. À rien ou presque. C'est comme aimer, comme jouer. C'est comme prier. Les livres sont des chapelets d'encre noire, chaque grain roulant entre les doigts, mot après mot. Et c'est quoi, au juste, prier. C'est faire silence. C'est s'éloigner de soi dans le silence. (Christian Bobin, Une petite robe de fête, coll. folio #2466, p. 55)

A quoi ca sert de rêver ? A quoi sert-il de pleurer, si l'on ne peut rien changer ?


A quoi ca sert d'imaginer d'autres règles de vie, et de défendre d'autres valeurs ?


A quoi ça sert d'approcher et d'installer la paix en soi ?  À quoi ça sert de lire. À rien ou presque. C'est comme aimer, comme jouer. C'est comme prier. Les livres sont des chapelets d'encre noire, chaque grain roulant entre les doigts, mot après mot. Et c'est quoi, au juste, prier. C'est faire silence. C'est s'éloigner de soi dans le silence.  (Christian Bobin, Une petite robe de fête, coll. folio #2466, p. 55)


Pourquoi vouloir des relations vraies quand tant de liens de surface et de facades suffisent ?


A quoi sert les rencontres faites de sueur et de chairs lorsqu'un simple e-mail envoyé de suite recevra peut-être une réponse demain, pour autant que soit connecté l'humain auquel s'adresse cette missive ?


A quoi ca sert d'élever des enfants : ils sont bien capables eux-mêmes de grandir, non ?


A quoi ca sert de rechercher le bonheur intérieur, le calme en pleine agitation ?


A quoi bon l'ivresse de la passion, le monde ne nous en demande pas tant !!!
Pourquoi ces expériences toutes personnelles autour de la fidélitié et de la gravité ?


A qui profite le crime technologique organisé de toutes parts, dont l'objectif est de nous connecter tous ?


Et qui va nous assurer dans ce monde ultra-sécuisé mais hyper-insécure... aux tendances insalubres ?


Qui va nous assurer à travers ce nihilisme totalement étranglant ?


Qui va donner du sens dans ces rapports de forces complexes et tout-puissants ?


A quoi sert d'avoir derrière nous une histoire riches de millénaires, mais à ce point malmenée, niée par tant de pratiques actuelles qui instrumentalisent, dans un mode seulement binaire, j'allais dire bancaire, à 1.00 lieuues de tout sentiment, de toute poésie ?


Il m'importe de tomber, d'être triste, de chercher la paix en soi et parmi les miens. Il m'importe de viser la profondeur et la vérité, d'éduquer des enfants, de restaurer des relations entre les différents âges. Il m'importe d'interroger le progrès, notre modèle de développement, le taux de suicide et de maladies pyschosomatiques, le taux de séparations et de femmes violentées. Plus que jamais, je veux creuser ces questions et chercher avec vous des tentatives de lumières.
 
 
 
Jea ce 02/05/2012
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#Posté le mercredi 02 mai 2012 08:15

À quoi reconnaît-on les gens fatigués. À ce qu'ils font des choses sans arrêt. À ce qu'ils rendent impossible l'entrée en eux d'un repos, d'un silence, d'un amour. Les gens fatigués font des affaires, bâtissent des maisons, suivent une carrière. C'est pour fuir la fatigue qu'ils font toutes ces choses, et c'est en la fuyant qu'ils s'y soumettent. Le temps manque à leur temps. Ce qu'ils font de plus en plus, il le font de moins en moins. La vie manque à leur vie. Christian Bobin (Une petite robe de fête, coll. folio #2466, p. 27)

Je t'aime tu sais
et plus fort qu'il y a 6 mois encore
C'est beau notre histoire
savoir qu'on croît et qu'on y croit
qu'on développe notre amour, l'air de rien,
au-delà des épreuves et du temps alentour qui est à l'incertitude et au conflit.
 
Je t'aime et je me sais aimé de toi
cela décuple mes forces, mon calme intérieur et ma persévérance
C'est bon de savoir que tu changes
à ton rythme,
avec tes amis, savoir que tu apprends
à mieux connaître des parties de toi qui te rendent unique et belle.
 
Je t'aime et je veux te le redire,
entends-le
Nous pouvons regarder nos enfants et notre famille avec joie.
Nous pouvons remercier les anges qui les protègent et les humains qui les guident, avec nous.
Ils dévoilent des potentiels insoupconnés, ils délient leur langue en cherchant le mot qui traduise au mieux leur émotion
ils sont sociables, savent rendre service, se taire, se pencher vers le plus faible.
Ce sont des enfants, néanmoins, le monde tourne autour de leur personne :
mais ils ont les yeux bien ouverts !  À quoi reconnaît-on les gens fatigués. À ce qu'ils font des choses sans arrêt. À ce qu'ils rendent impossible l'entrée en eux d'un repos, d'un silence, d'un amour. Les gens fatigués font des affaires, bâtissent des maisons, suivent une carrière. C'est pour fuir la fatigue qu'ils font toutes ces choses, et c'est en la fuyant qu'ils s'y soumettent. Le temps manque à leur temps. Ce qu'ils font de plus en plus, il le font de moins en moins. La vie manque à leur vie.  Christian Bobin (Une petite robe de fête, coll. folio #2466, p. 27)
 
Je t'aime pour tout ce quotidien qu'avec eux tu partages
et même si parfois nous crions, si parfois nous jugeons durement par nos paroles,
je sais que nos enfants grandissent, et feront le tri parmi leurs expériences.
 
Oui, nous avons à travailler nos émotions, à accueillir les leurs
et je sais que tu es, comme moi, engagée sur ce chemin d'évolution,
de croissance spirituelle, de non-jugement.
 
Je t'aime et te savoir qui prend plaisir à penser à toiest un cadeau que tu te fais et que tu me fais
Oui, notre vie comprend les enfants mais va au-délà
Oui, nous allons vieillir ensemble, et pour ce faire, nous avons un jardin à cultiver,
celui de notre relation, celui de notre attirance, de nos vitesses et faims respectives.
 
Il me tarde de te revoir - ce soir
pour partager nos histoires
pour rire et te trouver dans le noir
pour tout ce qui peut advenir, tout ce que tu vas m'offrir...
 
A plus tard donc, pour des retrouvailles
au gout unique et délicieux.
 
 
 
Jea ce 24/04/2012
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#Posté le mardi 24 avril 2012 13:25

Modifié le samedi 28 avril 2012 03:15

"Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte" (Serge G.)

J'ai deux amies qui sont actuellement à l'hôpital, dont une est ma maman.
J'ai aussi une amie qui se meurt peu à peu, dans une maison de repos qui sent le vieux, la vieille, et qui n'est pas de première fraîcheur.
J'ai une amie de 35 ans, aussi hospitalisée, atteinte d'une maladie rare, qui depuis 5 jours ne parle plus, ne reconnait plus les gens alentour, jusqu'à mon pote, son mari, JF.


La vie se compose de moments réjouissants, puis de moments d'épreuves.Chance, à la maison, nous sommes tous les six en bonne santé.  "Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte"    (Serge G.)


Plus que jamais, je veux pouvoir en prendre conscience, et jouir de ces instants où nos corps et nos c½urs évoluent en harmonie. Je veux danser, chanter, rire et faire silence, et dans chacun de ces verbes, habiter entièrement.


Armel Job, dans une nouvelles récemment découverte, nous partage le décès de son papa, qui, à la tombé d'un jour, annonça qu'il n'irait plus pêcher. Il est question, pour le docteur, d'un diagnostic sans aucun critère de gravité.
Mots mystérieux qui apporteront du sens à ce vieil homme appréciant les expressions rares et inédites.Et pourtant, des gravités légères ne cessent d'habiter nos vies. Tout peut être à la fois léger puis grave. Et la gravité n'empêche pas la souplesse, la non-rigidité.Il reste plus que jamais nécessaire de porter du sens à nos amies malades, et à tout ce qui s'abat sur nous sans prévenir, avec l'énergie du dérisoire.


Porter du sens, nous connecter au plus profond de ce qui nous rend ou peut nous rendre plus humain.Nous brancher sur ce qui fait le coeur de nos existences, en interrogeant nos loisirs, nos voyages, nos lectures, pour connaître la Magie si souvent cachées à nos yeux bridés.Nous brancher sur ce qui mérite nos combats, nos pleurs, nos épousailles, nos enlacements.


Ne pas avoir peur de la peur, mais savoir la rencontrer pour mieux la contrer.


Ne pas fuit la tristesse, mais savoir s'en dissocier, ne pas lui accorder plus de temps qu'elle ne le mérite.


Ne pas étouffer nos colères, mais toujours pouvoir distinguer la colère qui m'anime, pour un moment, des énergies pacifiantes qui elles seules me permettront de continuer la route.


Voilà parmi les réflexions que mes amies Denise, Christelle, Françoise, et ma mère Marie-Ginette m'inspirent. La vie, en ce moment, me donne à connaître des êtres qui traversent de longs couloirs, qui se découvrent des ombres et doivent affronter leurs peurs, leurs colères, leurs vides intérieurs, leur tristesse profonde.
Marie-Ginette, toi qui perds tout ancrage, et qui tourne autour d'un bien-être qui te fut si souvent refusé.
Christelle, toi qui, presque aveugle, nous ouvre les yeux comme personne d'autre. Toi qui, hélas, te retrouve davantage affaiblie, après cette opération dans laquelle nous misions tant d'espoir.
Françoise, toi qui combat depuis tes premiers jours, et encore davantage pour ton fils Patrick, 58 ans, le c½ur ouvert comme peu d'entre nous. Toi qui, j'en suis sur, n'a pas dit ton dernier mot, et dispose encore d'un surplus de vie, pour continuer ton ½uvre.
Denise, toi qui passe des heures sans rien faire, tu es mystère pour moi, seule ta douceur, ton regard, demeurent intensément. Tu deviens toute fluette, poids plume, et ton manque de conversation ne te rends pas moins belle et unique, une rencontre sur le chemin.


Je m'en vais courir une heure. Sur des chemins forcément tortueux, humides, faits de racines, d'épines, de pierres piquantes et autres flaques à contourner. Je cours avec vous, mes amies, je vous ramènerai partie d'air pur dont j'aurai fait provision.
 
 
Jea ce dimanche 22.04.2012
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#Posté le dimanche 22 avril 2012 05:01

Modifié le dimanche 22 avril 2012 05:15

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